Les 10 plus grands mythes sur le SEO

Ils ont la peau dure, et bien que régulièrement démentis, ils reviennent chaque années tels les marronniers.

Si vous lisez cet article, c’est que vous avez déjà fait l’expérience de près ou de loin du référencement naturel avec plus ou moins de réussite. Je tiens à préciser de suite :

Il n’existe pas de recette miracle. Et ce qui a marché pour un site ne fonctionnera pas forcément pour un autre. L’algorithme de Google est complexe et en perpétuelle évolution.

Nous allons démonter ensemble 10 mythes infondés sur le référencement naturel “SEO“.

1. Positionnement en 1ère page de Google garanti

L’argument commercial imparable ! Comment ne pas céder à une telle offre ? Derrière cette offre commerciale, il convient de bien se renseigner sur la méthode utilisée pour se positionner en 1ère page de Google.

Car il s’agit bien souvent d’achat de liens sponsorisés auprès de la plateforme Google Adwords. Nous sommes donc sur un achat de positionnement ponctuel sous forme de Coût Par Clic (CPC) avec un budget quotidien. Dès que ce budget est épuisé, votre annonce disparaît de la première page.

Se positionner 1ère page de Google avec le référencement naturel

Il est bien-sûr possible de se positionner en 1ère page de Google ou de n’importe quels autres moteurs de recherche naturellement, c’est à dire sans passer par une plateforme d’achats de liens sponsorisés. Mais cela demande du temps, du contenu de qualité et d’avoir établie une stratégie marketing au préalable.

Selon la difficulté des mots clés sur lesquels vous souhaitez vous positionner, les résultats varient énormément et peuvent prendre des semaines voire des mois.

Ceci est d’autant plus vrai pour un site mis en ligne récemment où les résultats les plus probants arrivent à la date anniversaire de sa mise en ligne.

Conclusion, méfiez vous des promesses en l’air, un bon SEO ne s’aventura pas à vous garantir une position en première page. Cela peut être garanti si la requête est très peu concurrentielle.

2. Un PageRank élevé est synonyme de bon classement

Si cela a peut-être été vrai à un moment, notamment au milieu des années 2000, avoir un PR élevé ne garantit pas un bon classement. Il n’est pas rare de voir des sites avec des PR plus faibles mieux positionner que ceux qui ont un PR élevés.

Il faut avouer que le notion de PR a bien évolué ces dernières années. Alors que celui-ci était régulièrement mis à jour par Google et dont nous pouvions prendre connaissance notamment par la “Google Toobar“. Ce dernier n’est plus divulgué par Google depuis avril 2016. Donc, il n’y a rien d’étonnant si vous voyez plus évoluer.

Mais il reste un facteur utilisé par Google parmi de nombreux autres (plus de 200 selon la page officielle sur la philosophie de Google) pour positionner un site sur son index.

3. Approuvé par Google

Le petit logo approuvé par Google, il faut bien avouer que ça en jette. Sauf qu’il s’agit purement et simplement d’une fausse approbation. Google ne décerne pas d’approbation aux agences web ou consultant SEO, ce que l’on peut d’ailleurs regretter.

La réalité est que les seules distinctions délivrées Google à ses partenaires sont des certifications pour Google Analytics et Google Adwords, pour lesquelles il faut passer des tests.

4. La balise meta keywords a une importance capitale

Si la balise meta keywords est encore utilisée par certains moteurs de recherche de moindre envergure et par les annuaires, elle n’est pas du tout utiliser par Google.

Elle est même à proscrire, car lisible de tous, elle indique à vos concurrents les requêtes sur lesquels vous souhaitez vous positionner.

Privilégiez l’insertion de 2 ou 3 mots clés en rapport avec le contenu de votre page dans la balise title et dans la balise meta description.

5. Répéter les mots-clés le plus de fois possible

Cette pratique s’appelle le keywords stuffing. Si cela marchait jusqu’au milieu des années 2000, aujourd’hui vous risquez une pénalité de la part de Google pour sur-optimisation. Cette pénalité est en réalité un filtre surnommé Penguin (Pingouin). Pingouin détecte le contenu sur-optimisé et le sanctionne par un déclassement ou une désindexation du moteur de recherche.

Il n’y pas un nombre d’or qui permet à coup sûr d’être positionné sur l’expression-clé recherchée.

Il faut avant tout penser aux lecteurs et leurs proposés un contenu de qualité. En mettant les mots-clés dans les Hn*, et en élargissant son champ sémantique votre contenu retiendra l’attention de Google et des lecteurs.

*Hn : On désigne par Hn, les balises HTML de H1 à H6, qui sont des balises d’en-têtes. Elles sont utilisées notamment pour les titres et sous-titres.

6. Google le découvrira tout seul !

De prime abord je dirai, oui mais… Google est capable d’indexer une page sans que nous soyons obligés de lui notifier. Mais, encore faut-il que cette page ne soit pas orpheline. Il faut donc au minimum que des liens internes (à votre site) pointent vers elle.

Maintenant, cela ne garantira pas son positionnement. Seul un contenu de qualité, des liens entrants et du trafic feront grimper cette page dans les SERP*.

*Search Engine Results Pages : En d’autres termes, ce sont les pages de résultats de recherche sur les moteurs de recherche.

7. Le référencement c’est surtout au début

Faux ! Le référencement c’est tout le temps. Je n’ai pas dit tous les jours. Mais il doit être perpétuel aux risques de voir chuter votre trafic et voir la concurrence vous passez devant.

Maintenez vos efforts

  • Vous devez pour cela continuer à acquérir de nouveaux liens entrants.
  • Publier de nouveaux contenus, si possible en gardant la même fréquence.
  • Supprimer les contenus obsolètes

8. Google déteste le SEO

Il faut bien avouer qu’il y a des jours où l’on se pose la question. 🙂

Mais en réalité, la relation qu’a Google avec le SEO est bien plus nuancée que ça.

Google n’a rien contre le SEO et les référenceurs, du moment qu’ils respectent ses recommandations. D’ailleurs Google propose à travers son centre d’aide un guide pour “Bien débuter en référencement naturel (SEO)“.

Le second guide est tout aussi intéressant. Il permet de déterminer si vous avez un besoin d’un consutant SEO et comment choisir son référenceur ?

Ce que Google n’aime pas ce sont ceux qui pratiquent le Black Hat SEO. Le “Black Hat” regroupe un ensemble de techniques qui permettent notamment d’augmenter de manière non naturel le nombre de liens entrants. Ou bien encore, de proposer un contenu différent à Google que celui proposé aux visiteurs. Cette technique s’appelle le “Cloaking“, elle formellement proscrit par Google. Vous pouvez consulter sur cette page les consignes aux webmasters recommandées par Google.

9. Utiliser Google Adwords améliore votre positionnement

Voilà un autre mythe qui a la peau dure. D’ailleurs, cette supposition est valable pour l’ensemble des services Google : Analytics, Search Console, …

NON, Google ne vous positionnera pas mieux si vous avez une campagne Adwords.

Pourtant à chaque campagne mon positionnement s’améliore légèrement.

Si vous constatez une amélioration de vos positions pendant ou après une campagne, cela est du à l’augmentation du trafic. Le trafic de votre site est l’un des facteurs utilisés par Google pour le positionnement.

Donc, il n’est pas anormal de gagner quelques positions pendant ou après une campagne Adwords. Mais l’effet serait très probablement similaire avec une autre source de trafic.

10. Les réseaux sociaux n’ont pas d’impact sur le référencement

reseaux-sociaux

Je garde le meilleur pour la fin, car celui-ci revient régulièrement. Ce mythe pourrait faire l’objet d’un article à part entière.

Google dit qu’il n’utilise pas les likes Facebook ou les compteurs de Tweet pour classer les sites Web. Par conséquent, l’activité sociale n’a pas d’importance pour le référencement.

Ceci dit, à l’instar du mythe n°9, une activité sociale réussie génère beaucoup de trafic et de citations.

Quel est l’impact des réseaux sociaux sur le SEO ?

Disons que je reçois 100 Tweets sur un blog. Ces 100 Tweets sont vus par 10 000 personnes. J’utilise des chiffres arrondis pour faciliter les calculs. Mais l’idée est de comprendre la portée de ces parts sociales.

Si nous utilisons la distribution standard de l’inégalité de participation, nous déterminons que 1% de ces 10.000 personnes sont des créateurs qui pourraient décider d’inclure votre marque ou votre site dans un futur contenu.

Ainsi, si 10 000 personnes voient votre contenu et que (en moyenne) 1 % d’entre elles sont des créateurs, vous avez atteint les yeux de 100 créateurs (10 000 x 1 %), les gens qui alimentent le graphique des liens.

Certains de ces créateurs vous suivront et vous citerons (liens et mentions) dans leur contenu. C’est quelque chose que j’ai appelé ” l’écho social ” dans le passé…

AJ KOHN : Socials Signals and SEO

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